Changer de diagonal au trot enlevé

Changer de bipède diagonal au trot enlevé
Changer de bipède diagonal au trot enlevé

Au galop 3, le cavalier doit être capable de repérer le bipède diagonal sur lequel il trotte et d’en changer à volonté. Pour cela il lui faut avant tout connaitre le mécanisme du trot (voir article « notions sur les allures »).

            Pourquoi changer de diagonal?

Le trot est une allure à deux temps; le cavalier au trot enlevé trotte donc soit sur le bipède diagonal droit, soit sur le gauche. S’il trotte toujours sur le même diagonal, le cavalier risque à force de créer des problèmes de musculature et d’équilibre à sa monture.

En carrière, le cavalier devra trotter sur le diagonal extérieur, afin de permettre au cheval de se rééquilibrer au mieux dans les courbes en allégeant son épaule intérieure.

En carrière comme en extérieur, le cavalier trottant constamment sur le même diagonal fatiguera plus ces membres là et fera travailler de manière inégale la musculature, les articulations et les ligaments de sa monture. En effet, le cheval fera un effort bien plus important avec ce diagonal tant dans la phase d’appui que lors de la projection à cause du poids supplémentaire du cavalier.

En extérieur, il est conseillé de changer de diagonal tous les 400 à 500 mètres.

            Comment changer de bipède?

Le cavalier doit avant tout apprendre à repérer sur quel bipède diagonal il trotte. Il doit pour cela, sans modifier sa position, jeter de discrets coups d’œil au niveau des épaules de son cheval. L’épaule de l’antérieur à l’appui avancera légèrement plus que l’autre. Le cavalier trottant parfaitement en rythme sera donc toujours assit sur le même diagonal et debout sur le diagonal opposé.

Une fois que le cavalier sera capable de repérer sans erreur le bipède diagonal sur lequel il trotte enlevé, il devra s’entraîner à en changer à volonté. Pour cela, il lui faudra rester deux temps assit dans la selle, ou deux temps en suspension.

Avec le temps, se mettre sur le bon diagonal deviendra un automatisme, dès les premières foulées de trot; le cavalier expérimenté pourra même sentir, sans regarder l’épaule, s’il trotte sur le bon bipède.

Cette bonne habitude, outre le travail du rythme et de l’équilibre pour le cavalier, apportera un confort supplémentaire au cheval en répartissant son travail sur ses deux bipèdes diagonaux.

 

Published by

Julie

Monitrice depuis 2007, cavalière depuis 1995, je fais vivre ce blog en vous apportant de mon vécu et de mon expérience, personnelle et professionnelle.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.