Le Mérens

Le cheval de Mérens
Le cheval de Mérens

Le cheval de Mérens est un équidé dont la race est victime de nombreux préjugés. Mal dressés, difficiles, têtus, rondouillards, courts sur pattes, bons à rien… C’est souvent ce que l’on entend dans la bouche des cavaliers et des professionnels du cheval à propos des chevaux de cette race. Apprenons ensemble à mieux le connaître et trouvez l’occasion de vous forger votre propre opinion!

merensD’où viens tu Mérens?

Petit cheval rustique à la robe noire, le Mérens est originaire d’Ariège. Cheval de montagne par nature, élevé traditionnellement dans les Pyrénées, il a le pied sûr ainsi que la force et l’endurance pour franchir n’importe quels dénivelés. Petit, toisant entre 1m45 et 1m55 environ, sa morphologie large et solide en font un cheval porteur convenant parfaitement à des adultes. Peu enclin à rester enfermé dans un boxe, il préfère vivre dehors toute l’année; naturellement équipé pour faire face aux éléments il se contente d’un confort minimum si besoin.

Mon expérience avec le Mérens

Je ne vais pas ici vous décrire la morphologie du Mérens ou l’historique de cette race, mais plutôt vous faire part de mon expérience personnelle avec cette race auprès de laquelle je travaille depuis plusieurs années.

J’ai comme tout le monde entendu parler du Mérens en des termes peu flatteurs comme ceux cités plus haut. Aussi quand j’ai créé mon activité centre équestre dans un centre de randonnée et élevage de Mérens j’ai eu quelques doutes. Mais outre l’éleveuse passionnée de cette race et sélectionnant ces chevaux depuis 10 ans, c’est surtout les Mérens eux-mêmes qui m’ont convaincue.

Je me suis rendu compte que certains de ces chevaux méritaient les critiques dont j’avais toujours entendu parler; mais non pas parce qu’ils sont de race Mérens, plutôt parce que sous prétexte qu’ils ne sont « que » des Mérens, avec leur réputation de braves poneys, on ne se donne souvent pas la peine de les dresser comme il faut.

Le débourrage est donc une période clé pour cette race de nature placide, période où il faudra instaurer des règles de respect à un cheval souvent assez brut et peu délicat avec ce qui l’entoure, mais aussi travailler la mise en avant dès les premiers tours de travail à pied. Et ne surtout pas estimer que parce qu’il est gentil et qu’on a pu lui grimper sur le dos sans problème au bout de 3 séances, le travail est terminé; au contraire. Comme pour n’importe quelle autre race le Mérens demande de nombreux mois de dressage après le débourrage de base afin d’obtenir un cheval léger, souple, en avant et aux ordres.

Un mérens pour quoi faire?

Le Mérens est un cheval de caractère, et vivant en règle général en troupeau, avec un fort instinct grégaire, il faut donc se poser en dominant face à lui et ne jamais le laisser prendre le dessus. Il ne faut pas hésiter à le mettre en avant, à travailler son impulsion. C’est un cheval qui demande à son cavalier une forte présence, en général il ne se donnera pas du mal pour rien.

Bien que son débourrage et son dressage soient très importants pour ses capacités futures, une grande part de son attitude dépendra de ses origines. Aujourd’hui de nombreux éleveurs tendent la sélection de leurs reproducteurs vers des chevaux plus légers, plus grands et plus polyvalents.

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Bien que particulièrement qualifié pour le loisir d’extérieur, le Mérens est très polyvalent, même s’il n’est pas taillé pour les Jeux Olympiques d’obstacle je vous l’accorde, il peut obtenir de très bons résultats dans de nombreuses disciplines: CSO, dressage, complet, western, TREC, attelage, equifun, voltige, randonnée, endurance, débardage, spectacle et tant d’autres si on se donne le temps et la peine de le leur apprendre.

Un cheval facile à vivre

Le Mérens est un cheval facile d’entretien, il supporte sans problème les temps très froids comme très chauds à partir du moment où il a un abri pour se protéger du vent. Un bon foin pas trop riche, un peu de grain s’il travaille suffiront à le garder en bon état, même s’il préfère de loin une belle herbe verte! De nature rustique il ne réclame aucun « chichis » pour l’entretien de sa robe ou de ses crins. Ses pieds à la corne noire sont en général assez solides, bien que sensibles aux paddocks trop humides.

Pour ma part j’ai été convaincue par ce cheval au grand cœur, par sa force, sa gentillesse, son agilité, son caractère présent mais doux, son extraordinaire présence sous la selle.

Je suis sûre qu’il saura convaincre tous ceux qui seront prêts à lui laisser une chance!

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Julie

Monitrice depuis 2007, cavalière depuis 1995, je fais vivre ce blog en vous apportant de mon vécu et de mon expérience, personnelle et professionnelle.

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